Les étapes du deuil

Share on facebook
Share on twitter
Share on pinterest

Le deuil : Il peut aussi arriver à la fin d’une relation importante. Il peut aussi survenir quand on perd quelque chose que l’on avait et qui était très important pour nous. Il arrive très souvent lors de l’annonce d’une maladie chronique. Vous l’aurez compris, le deuil ne se présente pas que lors du décès d’une personne.

1 et 2- Le Choque/Déni de la réalité :

C’est le moment où survient la nouvelle. Nous pouvons nous sentir nous enfermé dans une bulle, en suspension de la vie quotidoenne, nous pouvons avoir la sensation que le temps s’arrête.

(2) Il peut arriver une forme de déni face à la nouvelle et que nous continuons à faire comme si de rien n’était. La nouvelle peut-être tellement difficile à accepter, que l’on continue de vivre comme si elle n’était jamais arrivée.

Cela ne sert à rien de faire l’autruche… Ça fait du bien un moment, mais les faits sont là.

3 et 4 – Colère/Peur :

C’est le moment où l’on en veut à la situation, à la nouvelle. Un décès par exemple, on peut en vouloir à la personne qui est morte. Dans le cas d’une pathologie on peut s’en vouloir à soi-même, à la maladie, à notre corps. C’EST DANS CETTE PÉRIODE QUE L’ON PEUT EXPLOSER POUR UN RIEN, QUE L’ON PEUT PARAÎTRE COMME HYSTÉRIQUE.

(4) En même temps, une notion de peur peut apparaître. « Mais qu’est-ce qui va arriver? Comment vais-je y arriver? »… Ce sont des phrases types que l’on peut entendre/se dire. Une culpabilité peut se mêler à tout cela. Les nuits peuvent être longue et l’on peut beaucoup ruminer.

5 – Négociation/Marchandage :

La frustration ainsi que la colère peuvent encore se faire sentir. Lors d’un décès, si nous sommes croyant, c’est le moment où nous pouvons ne plus croire en la divinité. Dans la fin d’une relation c’est le moment où l’on va essayer de trouver des compromis… Mais cela ne sont que des illusions. Nous n’acceptons pas encore la réalité. Sinon on parle de pathologie, c’est le moment où nous voulons encore croire que tout est possible. Que rien n’a changé.

C’est l’étape où l’on veut inverser ce qui arrive. Marchander, trouver d’autres solutions.

6 – Tristesse/Dépression réactionnelle :

C’est le moment où l’on s’écroule. C’est le moment où l’on réalise le choc, la nouvelle. C’est le moment où la réalité nous rattrape. C’est une période délicate ou plus grand chose à de sens. Tout peut paraître fade, c’est la fameuse dépression réactionnelle (elle n’est pas obligatoire). L’envie de rien peut s’installer pendant un moment.

Je vous conseille fortement de vivre et d’incarner votre tristesse. Même si nous rejouons une scène d’Antigone, ce n’est pas grave. L’important, est de ne pas rester bloqué à cette étape. Attention à ne pas trop partir dans un repli social.

7 – Acceptation/Pardon :

À ce moment nous sommes encore dans le deuil. Mais nous commençons à accepter la situation. Quand on pense au choc, cela peut rester encore douloureux mais nous avons plus de recul. Un retour à la vie sociale se fait à ce moment-là, si coupure il y a eu.

On se pardonne à soi-même d’avoir eu certains comportements. Si c’est un décès et que l’on en a voulu à la personne morte, le pardon se fait envers elle.

C’est le début de la Renaissance, de la reconstruction.

8 – Quête de sens/Sérénité/Paix :

La vie nous revient. De nouveaux objectifs peuvent apparaître à ce moment-là. Le choc ne nous tracasse plus. Nous pouvons l’évoquer avec un sourire, même parfois en rire. C’est la fameuse sérénité, la paix retrouvée. Si nous avons arrêté de faire la fête, c’est à cette étape que nous pouvons la refaire. On ressent une quiétude très agréable. On retrouve réellement un sens à notre vie!

C’est le moment où nous sommes prêts pour un nouveau départ.

Je tiens à nous partager un dernier conseil :

Il est important à mes yeux de ne pas rester, ou être seul. Je sais à quel point cela peut être délicat d’en parler à notre entourage. Nous ne voulons pas les accabler.

Il reste toujours les professionnels de santé qui peuvent nous aider, nous écouter.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page